Transcription
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Monseigneur, je vous feis un depesche par la
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poste soudain que je fus de retour de la journée
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de Bade, et vous respondoys au pacquet que je
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receu sur le poinct que je y alloye, contenant les
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lettres que vous escriviés aux sieurs des cinq cantons
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et au colonel Craff. Jattendoys que vous en
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escrivissiés de mesmes aux sieurs de Fribourg
8et au colonel Heyd [barré : ct ] . Depuis jay reseu
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votre lettre du XVIIIe janvier. Je ne lairay
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dattendre ce que vous plairra me rescrire de votre
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bon plaisir sur ladvis du colonel Pfiffer
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et me semble avec supportation que vous ne devés
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mespriser ce moyen affin de chaulser les
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esperons sil est possible à ceste outrecuydance.
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Jay grand peine que ce pendant que lon sendoit à
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y faire une pacification, que les huguenotz nous dressent
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une partie pour nous prendre à l’impourveu, car
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je vous puys asseurer quils se vantent et se font
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fortz de beaucoup de choses tant dedans que dehors
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le royaulme et plus que je men puys croire ;
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mais il n’y en scauroyt avoir si peu que en lestat
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que sont nos affères et la necessité de
23dernière pauvreté du monde [barré : et ] , langueur et
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lentitude de chacun, que ce ne fust encor trop pour
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nous faire beaucoup de maulx. Quant à larrest de
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Tholose, ses seigneurs nihil fecerum preter solitum
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et si nay pas opinion quilz en veuillent rien
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rabatre moins retraicter de ce quilz ont faict,
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il y en a qui oppugnent le roy ouvertement avec
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rebellion manifeste, daultres qui se feignent à
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son service ou y vont bien lachement voire sont
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doubles. Des premiers lon se peut garder, les
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aultres sont pieça descouvertz et ne s’y fiest-on
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plus. Mais il y en a daultres qui nimio
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studio et par un zèle inconsyderé renversent
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tout et se trouveront avoir aultant fait de prejudice
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aux affaires de sa majesté, dont il nest besoing
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sexpliquer davantage car vous le scavés assés.
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Il pourroyt bien estre que monsieur de Maugeron
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gaigneroyt quelque chose sur monsieur de Saint
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Romain, mesmes que jen scay un moyen. Mais
43vous scavés quil y a des gens lesquels [barré : quelques
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pouvoir de nuire] sont comme les diables
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qui [i ?] peuvent bien nuire mais ne scauroyent
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ayder. Croyés moi monsieur que je cognois
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l’humeur de certains qui sont de la partie, lesquelz
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quelque tiltre quilz ayent attribué audit sieur de Saint Romain
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ne luy permettroient de fère sur ce que bon leur semblera
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que pleu à Dieu quil fist autrement. En
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somme ils en ont faict un duc de Venize.
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Quant à ce que vous mescrivés d’Avignon je cuyde
53comprendre le personage [barré : pour ] en quel vous entendés.
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Je vous asseure en avoir advis d’Italie aussi
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bien que de Lyon quid si le pape envoye de la
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despense qu’il y a convenu et [en viendra] encor
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faire à ladvenir, voloyst prendre quelque aultre
59recompense plus près de luy, et [barré : don ] y mectrant
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l’Espagnol, doner ce mords aux huguenotz et à
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nous avecq
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^et peult
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estre encor
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quoy obtenir
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une piece
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pour quelqu’ung
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de ses parties[ ?]
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proches[ ?]
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Je confesse qu’il n’y a pas apparence
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mais nous sommes en un temps que, que lon veoyt
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advenir tant de choses contre lopinion et creance
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de tout le monde, quil ne se fault plus
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trop asseurer de rien. Pour le moins ne
74fault il point doubter de la mauvaise [barré : que ]
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opinion et satisfaction que l’Espagnol a de nous
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et je vous pourroys deduire plusieur particularités
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plus que vraysemblables. Sil[ ?] nen est vray
78que je ne veoys pas quil [barré et] aye grand moyen
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pour le present de lexploicter. Mais il ne faudroyt
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que la mort d’un tiran que luy dona relasche
81de ce cousté là. Vous scavés [barré : les ] la puissance
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quil se trouve aujourdhuy sur Montz le mauvais
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estat de celle frontiere et comme nous sommes mal prestz [ou « preparés »]
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je suys en attente des premières nouvelles que
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vous aurés de monsieur d’Evènes après l’abouchement
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dont vous mescrivés.
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Quant à messieurs voz frères, ilz ne scauroyent
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faire que je ne leur soye serviteur et pour l’honeur de
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vous et pour ce que je les repute dignes d’estre aymés et
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honorés et ne me trouveront jamais moins prest et
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affectioné à leur faire service. Bien suys je deplaisant
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de laccident dont m’escrivés. Certainement vous les
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conseillies très prudemment. Il nest jamais bien
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d’estre à la misericorde dune populasse
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et ne leur est pas possible clorre leur porte
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à ceux de la religion qui les vont visiter dont se
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peuvent engendrer en ce temps mille soubsons
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et ensuyvre mille indignités. Au surplus
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vous avés faict chose digne de votre bonté et
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generosité accoustumées dont je veux esperer
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que vous ne vous repentirés point. Il fault que ces
103messieurs [barré s’en] taillent bien large sur votre drap
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puyce quils vous font reduire la perte à si peu,
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me souvenant de ce que jen [ajouté : ay] aultresfoys ouy
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dire mais il ne durera pas si Dieu
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plaict. Dieu doint bonne vie à qui la
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tient affin qu’il ne vous faille pas si souvent
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retourner à Rome pour achepter si chaire le plomb.
110A ce que je veoy celuy pour qui [barré : pour ] vous vous affectionnés
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si fort na laissé de ne vous espargner. Hic ille
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morbus est. A cela peut on / [ajouté : / penser] que sil na esté de
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la partie elle peut bien neantmoins avoir esté
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dressée de son sein. Il est tenu bien sage. Si est
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ce que vous ne veistes jamais homme de sa qualité
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et reputation qui pour moins dapparence de ce quil aime et
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desyre se declarast plus tost asseurés vous, Monseigneur,
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qu’il doit avoir prinse quelque opinion de ce que l’homme
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qui vous a escrit du Pont Saint Esprit monstre desperen.
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Mais vous estes si sage que vous ne , [ajouté : , vous en] donerés ne peine
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ne soucy ; de ma part, ce dont je me plaignoys
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mest dejà passé.
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Monseigneur je suys entierement de votredit advis
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touchant les moyens de venir à la pacification
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et vous promectz quil y a déià quelques jours que jen ay
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escrit de mesmes à la court. Je die avec quelque
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discours que je vous pourroys ar[an]guer un jour.
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Je suys bien ayse du bon portement de monsieur de
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Laval. Le gentilhomme est peu de jours à son des[ ?].
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On tient que Mildebourg a esté envitallé
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Jusques à Pasques, non obstant la route de
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l’armée du grand commandeur et ce par lettre
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du XIIIe fevrier dernier.
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Monseigneur, je me recommande t[rès] humb[lemen]t la m[ienn]e
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à votre bone grace et supplie le Createur
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quil vous done en parfaicte santé
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très longue et heureuse vie. De
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Soleure, le VIIIe jour de mars 1574
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Votre très humble et très affectionné
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serviteur
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Bellievre
